12 - La promotion des sciences

Un préjugé tenace au Canada français depuis le milieu du XIXe siècle voulait que l'esprit latin des francophones les indispose «naturellement» à l'égard des sciences, des techniques, de l'administration ou du commerce. À l'inverse, le pragmatisme des Anglo-Saxons les prédisposerait pour le monde des affaires ou des sciences. Cette vision simpliste des disparités culturelles et économiques du Canada a longtemps servi à expliquer l'infériorité traditionnelle des Canadiens français dans ce domaine. Dès le début des années 1920, les scientifiques canadiens-français dépasseront ces préjugés, néfastes au développement scientifique, et se feront les promoteurs des sciences.


L'indépendance des francophones du Québec
Yves Gingras

Professeur à l'université du Québec à Montréal en histoire et sociologie des sciences

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